Les épisodes...         

 

 

 

Lundi 17 octobre 1966

 

 


L'audience est stupéfaite par le témoignage de Chris Webber. Constance rentre à la maison avec le bébé..


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

20,8 millions de téléspectateurs

soit 33,9 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON

Pour Elliot Carson, la disparition de sa fille Allison est empreinte d’une frustration amère. Il n’y a aucun indice. Allison est partie sans laisser de trace. Mais la nuit dernière, Norman et Rita Harrington ont amené une étrange jeune fille à l’hôpital. Elle est en possession du bracelet d’Allison.

 

INTRO

Deux infirmières descendent les escaliers de l’hôpital tandis qu’Elliot sort de sa voiture.

 

 

SCENE 1

Mlle Choate, avec un bandage sur sa main droite, se plaint de Rachel au Dr Rossi. La jeune sauvage l’a mordue. Elle salue Mr Carson qui vient d’entrer. Elliot parle au Dr Rossi de Rachel et du bracelet d’Allison sur lequel il est gravé, en français.

 

JE VEILLE SUR CEUX QUE J’AIME

 

 

SCENE 2

Le Dr Rossi parle avec Rachel. Il lui présente Elliot. Elliot essaie de parler avec la jeune fille, mais en vain. Rachel devient agressive.

 

 

 

 

SCENE 3

Elliot parle avec Mike à propos de Rachel et d’Allison. Il se demande où Rachel a eu le bracelet d’Allison. Il est partagé entre espoir et désespoir.

 

 

SCENE 4

Steven se rend au drugstore. Rita travaille au comptoir. Rodney veut acheter l’édition d’aujourd’hui du Clarion, mais la machine à distribuer le journal a un problème. Steven s’approche de Rodney et lui reproche de voir Sandy.

 

 

SCENE 5

John Fowler interroge Chris à la barre des témoins. Chris mentionne une caverne près de la falaise et une corniche où il avait l’habitude de s’isoler. John précise qu’il y a déjà eu deux accidents sur cette falaise : celui de Chris et celui d’Ann. Chris fait d’effroyables révélations à la barre.

 

Dialogues de la scène 5

Chris Webber est à la barre des témoins et témoigne sous serment pour l’accusation.

 

JOHN : Mr Webber, quelle a été votre réaction lorsque vous avez réalisé que votre frère était responsable de votre accident sur la falaise ?

 

CHRIS : J’étais amer. J’ai pensé à toutes ces années où il a vécu avec ça sur sa conscience. Et j’étais très amer en premier.

 

JOHN : Vous avez dit en premier ?

 

CHRIS : Et bien, j’ai finalement réalisé que je n’étais pas le seul à avoir souffert. J’ai eu des professionnels qui m’ont appris à vivre avec ma cécité. Mon frère a dû apprendre à vivre avec sa culpabilité tout seul.

 

JOHN : Vous parlez du sentiment de culpabilité de votre frère. C’est une hypothèse naturelle.

 

CHRIS : Ce n’est pas une hypothèse, Mr Fowler. Votre Honneur, voyez-vous, avant l’accident, Lee m’ignorait. Mais après l’accident, c’était différent. Il a tout fait pour moi, même sa femme passait après moi. Il était toujours à veiller sur moi, il me protégeait, se battait pour moi. Même quand il n’y avait pas de conflits. Notre première véritable dispute était lorsque j’ai voulu quitter l’école de Droit. Lee voulait que je reste ici. Il voulait me porter sur son dos comme un albatros, il voulait que je dépende de lui entièrement. Je devenais ainsi son propre monde, sa vie. Tout ce qu’il voulait en retour était de faire partie de ma vie. C’est pourquoi je dis que ni l’un ni l’autre n’avons échappé au drame de la falaise.

 

JOHN : Il y a eu deux accidents tragiques sur la falaise, Mr Webber. Au quel faites-vous référence ?

 

CHRIS : Le premier. La mort d’Ann Howard, c’est autre chose.

 

JOHN : Avez-vous séparé ces deux incidents de votre propre esprit ?

 

CHRIS : Oui.

 

JOHN : Complètement ?

 

CHRIS : Complètement.

 

JOHN : Mr Webber, le matin de la mort d’Ann Howard, lorsque votre frère vous a frappé, avait-il l’habitude de le faire ?

 

CHRIS : Non, c’était la première fois.

 

JOHN : Quelqu’un d’autre était présent ?

 

CHRIS : Ma belle-sœur.

 

JOHN : La femme du défendeur ?

 

CHRIS : Oui. Sandra Webber.

 

JOHN : Lorsque votre frère a quitté la maison, quand l’avez-vous rencontré à nouveau ?

 

CHRIS : En face du drugstore, dans le square.

 

JOHN : Vous avez précisé dans votre déposition qu’il a dit qu’il ne pouvait pas vous faire confiance. Qu’il a le sentiment qu’il doit vous protéger de vous-même. Lui avez-vous répondu ?

 

CHRIS : Oui, je lui ai dit qu’il doit arrêter. Qu’il le veuille ou non, je devais aller chez Steven Cord.

 

JOHN : A-t-il essayé de vous retenir ?

 

CHRIS : Non.

 

JOHN : Comment expliquez-vous cela ?

 

CHRIS : Et bien, il y avait des témoins dans le square qui ont vu ce qui s’est passé. Norman Harrington, Mme Elliot Carson. D’autres je suppose.

 

JOHN : Est-ce qu’un d’eux vous a parlé, à vous ou au défendeur ?

 

CHRIS : Pas cette fois.

 

STEVEN : Objection. Le témoin était conscient de leur présence que par ouï-dire.

 

JOHN : Votre Honneur, j’ai déjà indiqué mon intention d’appeler à la barre Mme Carson. J’attends à ce qu’elle confirme sa présence sur les lieux au cours de son témoignage.

 

JUGE : Objection rejetée. Poursuivez, Mr Fowler.

 

LEE (tout bas à Steven) : Vous laissez ce gars vous marcher sur les pieds.

 

JOHN : Qu’avez-vous fait ensuite, Mr Webber ?

 

CHRIS : Je suis retourné sur le bord du trottoir et j’ai failli me faire renverser par une voiture.

 

JOHN : Personne ne vous a prévenu ?

 

CHRIS : Peut-être que mon frère était trop excité pour s’en apercevoir. En tout cas, j’ai marché jusqu’au bâtiment de la banque où se trouve le bureau de Mr Cord. Mais il n’était pas là. J’ai donc dicté ma déposition à sa secrétaire et je l’ai signé. Lorsque je suis ressorti du bâtiment, Lee m’attendait et je lui ai dit que c’était fait.

 

JOHN : Quelle a été sa réaction ?

 

CHRIS : Il était en colère. J’entends encore sa voix. Il a dit : « Tu viens avec moi ». Et là j’ai su qu’il n’avait pas peur d’être traîné en justice, ni puni. Il avait peur de perdre l’emprise qu’il avait sur moi depuis toutes ces années.

 

JOHN : Etes-vous allé avec lui ?

 

CHRIS : Non. Norman Harrington a surgit brusquement. Et il a dit à Lee que j’étais supposé faire de la voile cet après-midi. Plus tard, Norman m’a apprit que Mme Carson lui avait demandé de venir à ma rescousse. J’ai demandé à Norman de me conduire à la maison de la plage du Dr Rossi.

 

JOHN : Pourquoi là-bas ?

 

CHRIS : Je voulais le prévenir. Je voulais le convaincre que le vrai danger pour Ann Howard n’était pas terminé. Ca ne faisait que commencer. J’ai même pensé qu’Ann devrait quitter Peyton Place parce que je savais que tant qu’elle serait ici, elle ne serait pas en sécurité.

 

JOHN : Pourquoi le Dr Rossi ? Pourquoi pas le propre avocat de Mlle Howard ?

 

CHRIS : Parce ce que je n’étais pas convaincu que Mr Cord soit assez impliqué pour prendre au sérieux le danger.

 

JOHN : Avez-vous trouvé le Dr Rossi chez lui ?

 

CHRIS : Non, il n’était pas là.

 

CHRIS : Mr Webber, dans la déposition que vous avez fait le jour de la mort de Mlle Howard, vous avez dit que vous êtes parti de la maison du Dr Rossi, et que vous avez marché 1 kilomètre et demi de la plage jusqu’à la caverne Stuyvesant, où vous avez été pris au piège par la marée. Si vous étiez tellement impatient de voir le Dr Rossi, je ne vois pas pourquoi vous ne l’avez pas tout simplement attendu.

 

CHRIS : Je l’ai attendu.

 

JOHN : Dans la caverne ?

 

CHRIS : Non, pas dans la caverne.

 

JOHN : Mais…

 

CHRIS : Je n’ai jamais été à la caverne. J’ai menti. J’essayais de protéger mon frère.

 

Rumeur dans l’assistance.

 

JOHN : Etes-vous en train de dire que vous avez attendu à la maison de la plage ?

 

CHRIS : Non, je n’ai pas attendu au cottage. J’avais peur, peur qu’ils ne me découvrent ici. Alors j’ai descendu le sentier qui mène au bas de la falaise et je me suis caché sur une corniche.

 

JOHN : Combien de temps y êtes-vous resté ?

 

CHRIS : Assez longtemps. J’ai finalement entendu des voix.

 

JOHN : Quelles voix ?

 

CHRIS : Celle d’Ann Howard et de mon frère.

 

JOHN : Que disaient-ils ?

 

CHRIS : Je ne pouvais pas entendre ce qu’ils disaient à cause du vent et de la marée.

 

JOHN : Si vous ne pouviez pas les entendre, comment pouvez-vous être sûr que ce soit eux ?

 

CHRIS : Parce que mon ouï est bien plus développée que celle des autres. J’utilise mes oreilles comme les gens utilisent leur vue. J’ai entendu un bruit, comme un coup.

 

STEVEN : Objection. Ce sont les propres conclusions du témoin.

 

JUGE : Retenue.

 

CHRIS : J’ai entendu Ann crier. J’ai voulu courir vers elle. Je suis resté sur la falaise. Je savais qu’Ann gisait en bas de la falaise.

 

 

SCENE 6

Elliot ramène Constance et le petit Matthew à la maison. Constance porte Matthew. Betty a laissé une note leur souhaitant la bienvenue et leur précisant qu’elle a préparé un déjeuner qui se trouve au réfrigérateur. La note est signée Betty et Steven. Constance fait des commentaires élogieux sur la nouvelle couleur de la chambre de Matthew et sur son berceau.

 

 

SCENE 7

L’audience est ajournée. Chris se dirige vers la salle vide et s’assoit dans le siège réservé aux témoins. Ralph, l’huissier, dit à Chris qu’il a encore 45 minutes et lui propose de prendre un café. C’est bientôt l’heure du contre interrogatoire de Steven.

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Un homme mystérieux, dissimulé par un grand chapeau et téléphonant d’une cabine, passe un appel surprenant à Constance. Steven contre interroge Chris.

 

L’HOMME : J’ai vu quelqu’un qui ressemble à la photo du journal.

CONSTANCE : Qui est-ce ?

L’HOMME : Pourquoi est-ce que la môme s’est enfuie ? Elle commençait à jouer avec les garçons ?

CONSTANCE : D’où appelez-vous ? Donnez-moi juste votre numéro.

 

STEVEN : Admettez que vous ne le savez pas. Que vous n’étiez pas là. Admettez que cette histoire de vous être caché sur la corniche n’était qu’une histoire et rien d’autre.

CHRIS : J’étais là-bas et j’ai entendu.

 

 
 

ÉPISODE 277

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